NOTRE PROJET

Nous avons des solutions à chacun des problèmes de notre territoire.

Urbanisme. Mettre fin à la confusion. Nos propositions

Déchets. L’urgence. Nos propositions

Logement/Foncier. Une politique à destination des corses. Nos propositions

Jeunesse. Rendre espoir à la jeunesse. Nos propositions

Énergie/environnement. Relancer une politique ambitieuse. Nos propositions

Éducation – Culture – Formation. Nos propositions

Territoires. La reconquête. Nos propositions

Santé. Faire de la santé en Corse un droit pour tous. Nos propositions

Économie. Faire grandir l’économie corse. Nos propositions

Social. Mettre fin au renoncement aux droits. Nos propositions

Transports. Désenclaver la Corse à l’intérieur et à l’extérieur. Nos propositions

Gouvernance. Gérer la collectivité de Corse. Nos propositions

Urbanisme :
« Mettre fin à la confusion »

LES CONSTATS

× l’intercommunalité en urbanisme n’a pas pris : aucun PLU interco sur la Corse.

× Les SCOT en cours restent très en retard, le PADDUC est utilisé à une échelle qui n’est pas la sienne et tout est focalisé sur les ESA.

× Impossibilité pour les communes d’élaborer leurs PLU.

× Elles y renoncent faces aux contentieux systématiques, il en résulte l’anarchie urbanistique

× Le tribunal administratif devient aménageur du territoire par défaut en lieu et place des décideurs.

Notre vision

Nous devons passer d’une logique dogmatique à une logique pragmatique en s’adaptant aux spécificités de chaque territoire.

NOS PROPOSITIONS

1. Lancer les États généraux de l’urbanisme en Corse. Il sera essentiel, immédiatement après l’élection, de réunir tous les intervenants en matière d’urbanisme, notamment les personnes publiques associées (État, agence de l’urbanisme, chambre d’agriculture, associations de défense de l’environnement …) afin de faire évoluer l’élaboration des PLU des communes. Les différents acteurs devront endosser un rôle de co-constructeurs avec les communes.

2. Mobiliser les ESA. La difficulté des ESA ne vient pas de leur identification mais de leur mobilisation. Comment inciter les propriétaires à confier leurs terrains à des agriculteurs ?

3. Procédure des terres incultes : il s’agit pour les communes d’identifier les ESA, les propriétaires et pour toutes les terres indivises depuis plus de 50 ans, de lancer une procédure de  » terres incultes ». Une fois le foncier récupéré par la commune, elle passe un bail avec un agriculteur.

4. Examiner la possibilité d’une compensation pour les propriétaires de terrains identifiés en ESA : cette compensation peut prendre la forme d’une bonification du loyer par la Collectivité de Corse (CDC), afin de reconnaître la valeur supérieure agricole du terrain. La CDC peut aussi prendre en location ces terrains pour ensuite les  » redistribuer » aux agriculteurs. Le même système peut être retenu pour une vente.

5. Délimiter les Espaces Proches du Rivage : De même que le PADDUC propose des outils et des grilles d’analyse pour la qualification des espaces urbanisés (village, agglomération …), il pourrait proposer une grille d’analyse des EPR.

6. Créer un service mutualisé régional (comme la DDTM mais régional) pour l’instruction des permis de construire.

7. Créer un portail  » urbanisme » recensant la totalité des prescriptions et servitudes d’urbanisme pour la Corse avec accès public (tous les documents, le cadastre, les risques, les protections environnementales …).

8. Définir un cahier des prescriptions architecturales pour chaque région de Corse ( la Balagne en a un ) pour mettre en avant notre architecture ( ancienne et actuelle ).

9. Créer un véritable pôle d’ingénierie administrative en urbanisme en renforçant le rôle de l’Agence d’urbanisme qui viendrait davantage en conseil des communes qu’en censeur.

Déchets :
l’urgence

LES CONSTATS

La gestion des déchets en Corse est un des grands échecs de la majorité sortante. Nous vivons une crise permanente depuis 6 ans et nous sommes au point mort. C’est un feuilleton sans fin : 3 plans successifs de la CTC/CDC depuis 2015 avec des solutions techniques imposées puis abandonnées (trommel, emplacement de centres d’enfouissement publics ou de plateformes de compostage), des effets d’annonce dogmatiques qui se sont heurtés aux réalités (le tri en porte à porte revient bien plus cher aux intercommunalités, la montée en gamme du tri ne peut se faire que par palier…), marqués par une absence de dialogue entre les acteurs. Aujourd’hui le bilan est sans appel :

1.  La concentration des déchets sur les sites de Prunelli et de Viggianello engendre des coûts de transports de plus en plus importants avec une empreinte carbone catastrophique ;
2.  Les efforts en matière de tri et de valorisation des Communautés de communes ne pallient pas l’incurie de la CDC ;
3.  Les coûts de gestion sont de plus en plus élevés et largement supérieurs à la moyenne nationale ;
4.  Les chiffres publiés par l’Ademe est sont de 93€ par hab/an sur le continent. En Corse ils sont de 241€ par hab/an ;
5.  Le surcoût s’explique par un coût à la tonne en Corse de 347€, alors que la moyenne nationale est de 160€ ;
6.  Les pressions incendiaires sur les organismes de tri participent des dérives mafieuses de la société corse ;
7.  La Corse exportera cette année 10 000 tonnes de déchets pour près de 8 millions d’€ ;
8.  8 millions d’€ correspondent à 40 000 billets A/R Corse-Continent dont nous pourrions faire bénéficier nos jeunes, seulement on préfère faire voyager les déchets ;
9.  8 millions d’euros permettraient le financement de 800 prêts de 10.000 euros pour nos jeunes de 16 à 25 ans ;
10.  Conclusion : la Taxe d’enlèvement des Ordures Ménagères et la redevance s’envolent au détriment du pouvoir d’achat des Corses. La Corse ne pourra pas faire face aux 40 000 tonnes de déchets prévues pour 2022.

Notre vision

Redonner la parole aux Corses, agir en responsabilité, sortir des dogmatismes pour régler réellement le problème des déchets et faire baisser la taxe d’enlèvement des ordures ménagères et la redevance des Corses. Pour le faire, il convient d’attaquer frontalement tous les aspects du problème des déchets.

NOS PROPOSITIONS

1. Investir et projeter la politique du “Quoi qu’il en coûte” sur le tri pour répondre à l’urgence :
• Apporter une aide technique et financière significative en direction des intercommunalités pour augmenter le tri de manière considérable dès la première année (suppression des bio déchets, amélioration des collectes, compostage sur place, bonification des communautés de communes et tarification incitative pour les particuliers) ;
• Passer à une gestion territorialisée des déchets avec des mini centres de valorisation dans chaque intercommunalité afin de limiter les transports terrestres et parvenir à l’acceptation des populations.
Cet effort permettra de laisser quelques années de répit aux centres actuels. Le Conseil Exécutif pourra ainsi mettre en place les solutions visant à sortir définitivement de la crise.

2. Révision du plan déchet actuel dès le début de la mandature avec l’ensemble des acteurs concernés.

3. Stopper la dilution des responsabilités : nous fusionnerons le SYVADEC, où il y a du talent et un savoir-faire, avec l’Office de l’Environnement. Cela permettra de simplifier et structurer la chaîne de décisions.

4. Tendre progressivement vers une gestion intégralement publique des déchets en Corse, de la collecte au traitement en passant par les transports.

5. Organiser un référendum local sur le traitement des déchets ultimes après avoir commandé des études sur toutes les options possibles. Les Corses seront acteurs de la résolution de la crise des déchets et choisiront la sortie définitive en connaissance de cause.

6. Mise en place d’une politique incitative et généralisée de la collecte et du tri à la source.

7. Devenir une région pionnière sur la lutte contre les plastiques.

8. Apporter une aide technique et financière aux intercommunalités proportionnelle à la volonté politique de renforcer le tri.

9. Travailler sur l’équilibre valorisation/coût en assurant la complémentarité CET / Sur-tri / Transformer les déchets en combustibles solides de récupération par la des centres de valorisation énergétiques.

10. Rééquilibrer le portage de solutions de stockage entre le public et le privé avec notamment la création de deux CET « publics », sous maîtrise d’ouvrage par exemple de la CDC afin « d’encadrer » les coûts.

11. Mobiliser tous les outils de la CDC dont l’AUE, l’OEC et l’Office foncier.

12. Favoriser la baisse du prix du service pour « alléger » les coûts supportés usagers en accompagnant les EPCI dans l’optimisation de la collecte.

13. Impulser et mettre en place les filières nécessaires à la réduction des déchets en soutenant les secteurs comme le vrac, le réemploi, la consigne, la réparation… (appels à projets ou AMI, mise à disposition d’espaces, de locaux, d’ingénierie…).
Ne plus voir cette question sous le seul prisme des déchets mais utiliser les compétences transversales de la CDC (transport, formation, développement économique, etc…).

Logement/Foncier :
une politique à destination des corses

LES CONSTATS

× Une pression foncière qui ne cesse de s’intensifier est désormais palpable dans le rural.

× Les corses sont plus que jamais en difficultés pour se loger et plus encore pour accéder à la propriété.

× La réponse de la majorité sortante purement dogmatique qui n’a d’autre effet que de figer toutes solutions et de conduire à des tensions encore plus fortes.

Notre vision

Sortir du dogme en matière de logements.

NOS PROPOSITIONS

1. Recentrer l’Office foncier sur ses missions originelles et cesser les opérations emblématiques sans aucun effet sur les objectifs recherchés tout comme les opérations de saupoudrage.

2. Doter l’office d’un budget conséquent pour peser sur le marché par des achats massifs de terrains mais également de bâtis anciens dans les villages.

3. Création d’un fonds spécifique pour accompagner les primo-accédants à la propriété alimentée en partie par une taxe régionale sur les résidences secondaires.

4. Améliorer les dispositions du PADDUC afin de le rendre plus opérationnel et moins pénalisant pour les communes du rural et notamment du rural profond où il y a des classements en décalage complet avec la réalité, ce qui accentue la désertification de ces territoires.

5. Constituer un parc locatif public à même d’offrir un logement décent aux Corses, notamment en récupérant et rénovant du bâti ancien.

6. Récupérer des logements vacants et établir un plan régional de réhabilitation de l’habitat vernaculaire des villages de l’intérieur avec récupération des bâtis en déshérence par les communes, suivie de travaux de réhabilitation et de mise à disposition pour un habitat permanent avec aide majorée de la CDC.

Jeunesse :
rendre espoir à la jeunesse

LES CONSTATS

× Une jeunesse, principale victime des effets de la crise sanitaire, désorientée et désemparée sur le marché de l’emploi.

• Trop de jeunes partent de notre île faute de pouvoir y trouver un travail et un logement.

• La précarité et le chômage touchent massivement les 18-25 ans qui y restent.

• Exilés ou vivant encore en Corse, les jeunes qui ont voté majoritairement pour la majorité nationaliste sont aujourd’hui déçus et désillusionnés.

Notre vision

La jeunesse est au cœur de notre projet. Les jeunes ont besoin dès à présent d’aide et de perspectives. Ils ne peuvent pas attendre 10 ans un hypothétique changement de la Constitution pour croire à nouveau en l’avenir.

NOS PROPOSITIONS

1. Proposer un prêt de 10 000 € garanti par la CDC pour les jeunes de 16 à 25 ans afin de les accompagner dans un projet quelle que soit sa nature (études, formation, séjour linguistique, création d’entreprise, permis…). Son remboursement n’interviendrait que si le revenu des contractants le permet ;

2. Payer deux allers-retours par an en avion aux Corses partis étudier sur le Continent (comme cela existe pour La Réunion) ;

3. Développer les actions de sensibilisation et de formation en compétences entrepreneuriales auprès des plus jeunes ;

4. Un plan jeunesse comprenant un volet économique et un volet formation.

Énergie/environnement :
relancer une politique ambitieuse

LES CONSTATS

× La Corse, pourtant pionnière, aux atouts innombrables en la matière, n’a plus de projet en matière d’énergies renouvelables.

× La construction de la centrale au gaz du Vazzio est toujours en suspens.

× Aucun projet de renforcement en matière de production d’energie hydraulique n’est prévu.

Notre vision

Le réchauffement climatique engendrera un bouleversement pour la Corse, celle-ci doit prendre toute sa part dans cette lutte qui demeure le grand combat du XXIè siècle.

NOS PROPOSITIONS

1. Un grand plan énergie renouvelable pour les particuliers et les entreprises qui passe par la mise à plat de l’ensemble des dispositifs d’accompagnement existants, trop nombreux, trop complexes et inopérants.

2. Mise en place d’un guichet unique et d’une politique incitative pour la conversion vers les énergies renouvelables (panneaux photovoltaïques et chauffe-eaux solaires).

3. Négociation avec l’Etat et EDF pour la construction d’un nouveau barrage hydroélectrique pour sécuriser l’approvisionnement en eau.

4. Mettre au cœur du projet l’hydrogène énergie pour laquelle la Corse est une pionnière mondiale au travers de Myrte et Paglia Orba financés par l’ex CTC.

5. Un plan d’équipement de bornes électriques qui maille le territoire insulaire afin d’accélérer la transformation vers le véhicule décarboné.

6. Rendre obligatoire l’utilisation de l’électricité à quai pour les ferries et les bateaux de croisière.

7. Engager la transition pour limiter les émissions carbones des bateaux et avions des compagnies qui mettent en œuvre le service public.

Éducation – Culture – Formation

LES CONSTATS

× La crise sanitaire a privé nos enfants de cours et d’activités culturelles. La Collectivité malheureusement n’a fait qu’aggraver la situation en refusant d’ouvrir les établissements scolaires au premier déconfinement pour des raisons purement électoralistes. Du reste, en 6 ans, aucune politique culturelle d’envergure n’a été mise en place et le bilan en la matière est famélique.

Notre vision

En tant qu’humanistes et en tant que Corses, nous considérons que l’éducation et la culture sont le socle de l’émancipation d’un peuple. Nous pouvons et nous devons faire beaucoup mieux et beaucoup plus.

Des jeunes formés, ce sont des adultes qui trouvent du travail.
Des jeunes instruits, c’est une société qui progresse.

La formation, initiale et continue, sera au centre de notre projet. Elle va de pair avec la culture. Que ce soit pour enseigner et faire vivre nos traditions comme pour ouvrir nos enfants à d’autres horizons, nous devons mettre en place de vraies politiques culturelles.

NOS PROPOSITIONS

1. Construire une offre régionale de voyages scolaires pour les élèves corses, en partenariat avec Air Corsica, une forme continuité territoriale scolaire ;

2. Fournir aux collégiens des familles modestes un ordinateur portable pour combler la fracture numérique ;

3.  Développer plusieurs campus connectés en Corse ;

4. Créer une grande école des métiers de l’hôtellerie et de la restauration de rayonnement méditerranéen pour construire une offre de tourisme corse de qualité ;

5. Affecter un budget spécifique à une politique de « continuité territoriale culturelle » (financement d’escales en Corse pour des tournées, organisation d’expositions en partenariat avec des musées continentaux) ;

6. Créer une académie de la langue corse et développer une offre de cours de corse en ligne ;

7. Défendre la co-officialité seule à même de sauvegarder la langue Corse.

Territoires :
la reconquête

LES CONSTATS

× Une Collectivité de Corse qui a perdu le lien avec les territoires et s’est enfermée dans une vision centralisée et administrative de son action.

× Un fonctionnement volontairement minimaliste de « la chambre des territoires » qui n’a rien apporté si ce n’est une confusion supplémentaire dans le rôle de chacun.

× Une collectivité unique qui a manqué le rendez-vous de 2017 et oublié la nécessaire proximité pour la pertinence des politiques menées.

Notre vision

L’expression des territoires doit avoir lieu dans l’hémicycle en cela nous réfléchirons à une réforme de la chambre des territoires et du mode de scrutin de l’élection des conseillères et conseillers à l’Assemblée de Corse.

NOS PROPOSITIONS

1. À l’image de ce que l’État a su faire avec les maisons « France Service », la Collectivité de Corse doit réinventer la proximité disparue avec la suppression des départements en 2017.

2. La CDC créera des partenariats forts et conventionnera avec les intercommunalités pour décentraliser la mise en œuvre de ses compétences au plus près des besoins, notamment celles qui nécessitent de retrouver de la proximité comme le social par exemple. Les intercommunalités dont les représentants ont la légitimité du peuple représentent le niveau pertinent de cette décentralisation.

3. La chambre des territoires dotée de véritables compétences est l’outil de la CDC pour l’organisation et le contrôle de ces politiques au plus près des citoyens.

4. Un nouveau mode de scrutin pour l’élection à l’Assemblée de Corse avec 4 circonscriptions électorales. Les 63 sièges à élire sont répartis par territoires.

5. Le Président du Conseil Exécutif de Corse sera élu au suffrage universel direct ce qui permettra de définitivement clarifier les rôles du délibérant et de l’exécutif.

Santé :
faire de la santé en Corse un droit pour tous

LES CONSTATS

× La crise COVID n’a pas révélé la problématique de la santé en Corse mais elle a confirmé que ce sujet est prioritaire.

× Les Corses sont confrontés aux déplacements médicaux, à la désertification médicale dans le rural et l’urbain, au fait qu’à ce jour il n’existe pas de CHR-U en Corse.

× La désertification médicale aggrave la fracture rurale actuelle et doit faire l’objet d’un effort majeur de la Collectivité de Corse.

Notre vision

Pour limiter les déplacements médicaux sur le continent, il faut que la Corse dispose d’un Centre Hospitalier multi-sites Régional qui aura à terme une vocation universitaire. C’est un sujet qui sera défendu avec énergie à Paris. En attendant d’obtenir gain de cause, il convient d’agir contre la désertification médicale qui touche particulièrement nos zones rurales et met en péril le maintien à domicile de nos aînés qui ont souvent fait le choix de rester ou de rentrer vivre au village. À cet égard, nous devons les accompagner dans le 4e âge de leur vie et accompagner leurs familles, quel que soit leur choix : entrée en EPHAD ou maintien à domicile.

NOS PROPOSITIONS

1. Prendre en charge les frais inhérents à l’installation et l’hébergement des étudiants corses qui passent en deuxième année de médecine à condition qu’ils s’engagent à conventionner avec la CDC pour une installation dans le rural en Corse pendant les 5 premières années après l’obtention de leur diplôme de médecins.

2. Mettre en place un Centre Hospitalier Régional multi-sites regroupant les structures d’Ajaccio et de Bastia.

3. Financer la télémédecine pour lutter contre les déserts médicaux.

4. Préparer l’arrivée de l’Intelligence artificielle dans le monde la santé.

5. Réparation des couples médecins/pharmaciens paramédicaux (infirmiers …) et prise en charge des consultations à distance.

6. Avoir une vision stratégique à long terme en finançant la création de sites d’urgence modulables (canicule, pandémie, catastrophes incendies) en associant les SIS 2A et 2B.

7. Repenser le système de conventionnement pour les aides à domicile en veillant à ce que les aidants disposent d’un statut et de formations agrées.

8. Financer les maisons pluridisciplinaires de santé regroupant médecins généralistes, infirmiers, psychologues, kinésithérapeutes… dans l’ensemble de l’île.

Économie :
faire grandir l’économie Corse

LES CONSTATS

× La Collectivité de Corse doit repenser son approche du développement, simplifier son organisation, rationaliser ses moyens et mettre les acteurs en synergie. C’est sa responsabilité de chef de file.

Notre vision

La Corse doit sortir d’une vision dogmatique de l’économie Corse, celle-ci doit être accompagnée en étant renforcée sur ses fondamentaux.

NOS PROPOSITIONS

1. Installer de la transversalité dans l’action avec un outil territorial repensé comme un écosystème d’acteurs du monde de l’entreprise. Un outil qui met en cohérence et en réseau des partenaires publiques de l’entreprise (Collectivité de Corse, Etat, Chambre de Commerce d’Industries et des métiers régionales, Banque des Territoires, BPI France, communautés d’agglomération et de communes) mais qui mobilise également les financeurs privés (établissement financiers, investisseurs particuliers ou grandes entreprises).

2. Construire une offre globale afin de répondre à tous les besoins de l’entreprise ou du porteur de projet : Création, Développement, Financement, Implantation (immobilier), Transmission avec comme seul objectif de créer de la valeur et de l’emploi.
Rassembler tous les acteurs pour relever le défi de l’après crise sanitaire, pour structurer et développer les filières suivantes : Aéronautique, Agroalimentaire, Energie renouvelable, Nautisme, Numérique, Santé – Bien être, Sport et Loisirs et évidemment tourisme.

3. Une marque « Corse d’Excellence » pour servir le développement des productions insulaires fruit du travail d’hommes et de femmes aux savoirs faire incomparables.

4. Un logo unique qui affirme l’origine des productions, la qualité des produits et donne l’assurance au consommateur de retombées économiques locales. Une marque qui représente des produits issus d’un territoire, de savoirs faire et d’un art de vivre empreints de valeurs.

5. Renforcer les fonds propres des entreprises.
Un outil de financement en fonds propres pour accompagner les projets de relances par l’investissement. Destiné à renforcer le haut de bilan des entreprises, structurellement faibles, cet outil mobilisera des prêts participatifs et des obligations convertibles. La période de l’après crise sanitaire verra nombre d’entreprise endettées devoir faire face à l’arrêt de l’activité partielle et du remboursement des PGE ; dans ce cadre, le renforcement des fonds propres est la condition sine qua non à la poursuite d’activité.
Doter un fond foncier pour procéder à l’achat de terrain et de locaux d’entreprise, problématique toujours prégnante pour les entreprises.
Création d’une grande école des métiers de l’hôtellerie et de la restauration de rayonnement méditerranéen pour construire une offre touristique de qualité.
• Construire un outil dédié à la transmission d’entreprises pour organiser « la rencontre » entre cédants et repreneurs mais également le financement du projet.
• Développer des actions de sensibilisation et de formation en compétences entrepreneuriales, notamment auprès des plus jeunes.

6. Un crédit d’impôt accélérateur de développement.

7. Le Conseil Exécutif doit s’appuyer sur des liens de confiance renoués avec le Gouvernement pour discuter avec sérieux d’une refonte du texte du crédit d’impôts corse. L’efficacité du dispositif est réelle mais il faut lui donner plus de force pour espérer limiter la crise économique qui immanquablement suivra la crise sanitaire. A l’heure où les aides économiques de l’Etat en direction des entreprises (PGE…) ont vocation à disparaître au fur et à mesure que les restrictions sanitaires seront levées nous voulons proposer un élargissement de l’assiette du CIIC.

8. Le texte élaboré en 2002, prolongé jusqu’en 2023, favorise principalement le secteur de l’hôtellerie et quelques secteurs d’activité comme la grande distribution. La nature même des bien éligibles est aujourd’hui trop complexe.

9. Nous proposons d’améliorer l’efficacité du dispositif pour permettre de créer l’essor auprès de l’ensemble du tissu économique insulaire : durée de 10 ans (Efficacité = visibilité à long terme)

10. Élargissement des activités et biens éligibles dans le respect des directives européennes pour les investissements de renouvellement, les secteurs des transports, de la transition écologique et solidaire et de la santé qui ne sont aujourd’hui pas concernés.
• Refondre les dispositifs d’accompagnement et doubler l’enveloppe financière octroyée à l’économie sociale et solidaire. L’ESS, forte de ses 10000 emplois, structure le monde rural au travers du monde associatif, mutualiste et des coopératives.

Social :
mettre fin au renoncement aux droits 

LES CONSTATS

× La Corse est la région la plus pauvre de France métropolitaine et à la fois celle dont les habitants renoncent le plus aux aides sociales auxquelles ils ont droit.
La CDC a repris les compétences des départements en matière de social comme un fardeau.
Pourtant mener une politique sociale en Corse est essentiel d’autant que la crise a creusé nos manques et aggravé nos difficultés.

Notre vision

Nous croyons au social et au rôle que doit jouer la collectivité dans la lutte contre les inégalités. Les habitants des quartiers populaires ne peuvent pas être les oubliés des politiques publiques.

Nous voulons ainsi tout particulièrement mener le combat contre le renoncement aux droits et redynamiser le soutien aux associations. Le renoncement aux droits est un sujet complexe. Il concerne notamment les droits au RSA, à la CMUSS, à la prime pour l’activité notamment. Concernant la seule prime pour l’activité, cela correspond à 38 millions par an qui échappent aux familles insulaires. Le renoncement à la CMU ou à la mutuelle complémentaire exclut les populations les plus fragiles d’un accès aux soins. Cela fragilise une population pour partie rurale et âgée qui connaissent dès lors des difficultés financières. Cette renonciation est due à la complexité administrative et la numérisation générale des dossiers à déposer. L’illectronisme d’une partie non négligeable de la population est un fait et en cela il faut innover. Il s’agira alors de mettre en synergie les caisses primaires d’assurance maladie, la mutualité sociale agricole, les services sociaux de la CDC et les communes par le biais de conventions.

NOS PROPOSITIONS

1. Créer un véritable service public pour lutter contre le renoncement aux droits par le biais d’un guichet unique fondé sur une mutualisation des moyens et permettant à ces populations d’avoir accès à un véritable service public des droits sociaux.

2. Soutenir le travail des associations en matière de lutte contre les inégalités.

3. Articuler les dispositifs de la CDC avec ceux mis en place par les organismes gérant la sécurité sociale.

Transports :
désenclaver la Corse à l’intérieur et à l’extérieur

LES CONSTATS

× La politique de transport de la collectivité de Corse est un échec. L’épisode calamiteux de la compagnie régionale maritime a bouleversé les équilibres entre compagnies et l’actuel Président de l’Exécutif persiste dans ses velléités.
Aucun plan routier n’a été établi, les points noirs de circulations se multiplient et les Corses subissent au quotidien l’état des ex-routes départementales laissées désormais à l’abandon.
La Corse n’est pas mieux connectée à l’extérieur et il est toujours impossible d’avoir une liaison maritime ou aérienne vers la Catalogne ou l’Italie (à l’exception de Savona, Livorno).

Notre vision

Les transports sont au cœur de nos préoccupations car ils sont au cœur des préoccupations des Corses.

NOS PROPOSITIONS

1. Penser un grand plan mobilité.

2. Etablir un plan routier régional.

3. Délibérer sur le grand port de Bastia dès notre accession aux responsabilités.

4. Mettre fin aux velléités de compagnie régionale maritime et sécuriser l’actuelle délégation de service publique.

5. Mettre en place un super-bonus écologique pour les voitures électriques sans permis.

6. Développer les liaisons aériennes avec l’Italie.

7. Construire le nouveau tracé ferroviaire afin que le train arrive à Folelli.

8. Fluidifier les axes principaux de la Corse en identifiant les points noirs de circulation et en traçant de nouvelles routes ou déviations. (Sartène, Olmeto, Cap Corse, Sainte-Lucie de Porto-Vecchio…).

9. Rétablir la liaison maritime entre Porto-Vecchio et l’Italie continentale.

10. Payer deux allers-retours par an en avion aux corses partis étudier sur le continent dans une formation non dispensée sur l’île.

Gouvernance :
gérer la collectivité de Corse

LES CONSTATS

× La Collectivité unie est à inscrire au bilan de la mandature 2010-2015, son objet était de rationaliser l’action des trois principales collectivités de Corse et de mutualiser les moyens.
La mise en place de la Collectivité unie par la majorité actuelle est un échec à tous points de vue.
Celle-ci d’un organigramme des services récemment finalisé à l’opérationnalité plus que douteuse. Ce dispositif kafkaïen semble inspiré des modèles de l’ex URSS. Aucun effort de mutualisation des services n’a été accompli, à défaut une politique de recrutement massive et plus particulièrement de contractuels a été mise en place.
De 2018 à 2021, 288 postes de contractuels ont été créés… il n’y en avait que 36 en 2018 dans les trois anciennes collectivités. Les frais de fonctionnement ont augmenté et la dette a atteint le chiffre record de 980 millions d’euros. Tout cela au détriment de l’investissement.
Le dispositif mis en œuvre s’est traduit par de profondes iniquités statutaires et salariales entre les agents.
La collectivité s’est coupée des territoires et du monde associatif avec la mise en place d’un jacobinisme ajaccien.
En parallèle le conflit alimenté avec l’Etat par l’actuelle majorité à délier les liens entre la Corse et la France au détriment de la population insulaire.

Notre vision

La collectivité unie doit être au service des corses, elle a vocation à être le liant entre les territoires insulaires et doit désormais être gérée de façon à devenir un acteur majeur en matière d’investissement.

NOS PROPOSITIONS

1. Mettre en place un moratoire sur les embauches de la Collectivité de Corse.

2. Demander à la Chambre Régionale des Comptes un audit sur les finances de la Collectivité de Corse.

3. Réorganiser les services de la Collectivité et mettre en place un système de transparence des aides octroyées.

4. Désendetter la Collectivité de Corse.

5. Créer une conférence territoriale des communautés de communes et d’agglomération pour faire remonter les besoins des territoires.

6. Financer la mise en place d’un système d’information commun à la collectivité de Corse et aux agences et offices.

7. Rationaliser et harmoniser les primes des fonctionnaires territoriaux,

8. Rationaliser le fonctionnement des deux SIS en supprimant les iniquités entre les deux SIS en matière de primes allouées aux sapeurs-pompiers volontaires et professionnels.

9. Demander à l’État pour les SIS de financer une nouvelle colonne régionale de pompiers sur le modèle de la colonne “Sarko” pour un montant de 10 millions d’euros.